Right to Roam

The Anarchist Library — OPDS (new releases) 2022 xdvipdfmx (20210318) SCORE 7/10

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Synopsis

Ce texte retrace l'histoire des enclosures en Angleterre entre le 18e et 19e siècles, processus par lequel les terres communes et les champs ouverts ont été transformés en propriétés privées des seigneurs et de la bourgeoisie industrielle. Entre 1750 et 1845, plus de deux millions d'acres de terres communes et quatre millions et demi d'acres de champs ouverts ont été privatisés, forçant la majorité de la population rurale vers l'exode urbain ou vers la condition de pauvres salariés des manufactures. L'auteur documente les résistances historiques à cette dépossession et l'émergence du mouvement moderne pour le « droit de roamer » — le droit d'accès public aux espaces ouverts, moorlands et chemins de campagne. Le mouvement de randonnée anglais, via des organisations comme la Ramblers' Association (fondée en 1935) et des figures pionnières comme Tom Stephenson (2 ans de prison pour insoumission en 1917), a poursuivi des stratégies parlementaires pour légaliser cet accès, avec des succès mitigés (lois de 1925 et 1949 largement édulcorées). En parallèle, des formes d'action directe ont émergé : occupations de terrain, désobéissance civile, destruction de clôtures (mass trespasses de 1932 sur le Kinder Scout). Le texte critique l'insuffisance de l'approche institutionnelle face aux lobbies des propriétaires terriens puissants, et appelle à un « bouleversement social majeur » pour que « les peuples reprennent les terres qu'ils ont perdues ». Il met aussi en évidence les menaces contemporaines pesant sur le dernier million d'acres de commons restants : militarisation des moorlands (20 000 acres à Dartmoor loués à l'armée), exploitation commerciale par les compagnies d'eau, conversion en monocultures dévastatrices. L'auteur situe cette lutte dans une perspective radicale, établissant explicitement la convergence de son analyse avec la pensée anarchiste.

En clair

Ce texte raconte comment, il y a 200-300 ans, les riches ont fermé et privatisé les terres que les pauvres utilisaient librement. Aujourd'hui, certains se battent pour pouvoir marcher en campagne sans se faire arrêter, mais les propriétaires ne lâchent rien — seul un grand soulèvement populaire pourrait reprendre les terres volées.

Extraits

C'est seulement dans le cadre d'un grand bouleversement social que la terre qu'ils ont perdue sera reprise par le peuple.

p. 1

Entre 1750 et 1845, plus de deux millions d'acres de terres communes et quatre millions et demi d'acres de champs ouverts ont été clôturés

p. 1

La clôture des terres, sauf accord de tous les propriétaires fonciers, nécessitait un projet de loi privé au Parlement, et la période de 1760 à 1820 a été l'époque des grands actes parlementaires de clôture

p. 1

Au cours des premières années, la lutte pour obtenir le droit de circuler librement sur les terres non cultivées a été menée avec un zèle radical par tous les moyens disponibles

p. 2

Cela comprenait l'action directe, comme les intrusions massives de 1932 sur Kinder Scout et Abbey Brook, dans le Derbyshire

p. 2

Des individus et de petits groupes bravaient les avis « Propriété privée, défense d'entrer » et « Défense de passer », malgré les menaces des gardes-chasse et les avertissements de la police

p. 2

C'est exactement ce qu'un anarchiste attendrait

p. 3

Charles Windsor, en tant que duc de Cornouailles propriétaire foncier, a récemment accepté de permettre à l'armée de mener des tirs d'artillerie et de mortier pendant 21 années supplémentaires sur 20 000 acres de Dartmoor, dont une grande partie est une terre commune

p. 3
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