El Manifiesto de la Carta Magna

Archive.org — bienes comunes espagnol (15M/communs) 2015-03-24 calibre 2.15.0 [http://calibre-ebook.com] SCORE 9/10

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Synopsis

Le Magna Carta Manifesto de Peter Linebaugh est une généalogie politique des droits de subsistence et des communs à travers la Charte du Bosque anglaise (1217) et les luttes contemporaines pour la terre. Linebaugh pose une question centrale : comment avons-nous perdu le droit collectif d'usage de la forêt et de la terre, droits qui étaient au cœur de la Charte du Bosque (pâturage, gibier, bois, ressources communes) ? Le texte montre que cette perte n'est pas accidentelle mais le résultat d'enclosures progressives et de dépossession capitaliste. L'ouvrage trouve son inspiration dans une référence inattendue : en 1994, le Subcomandante Marcos de l'EZLN zapatiste invoque la Magna Carta dans un communiqué depuis le Chiapas, révélant une continuité souterraine de luttes pour le 'viento de abajo' (les forces des peuples indígenas, paysans, travailleurs) contre le 'viento de arriba' (le pouvoir extractiviste et autocratique). Le livre trace les connexions entre la destruction de l'ejido mexicain (propriété communale rurale, abolie en 1992 par révocation de l'Article 27) et les révoltes qui suivent, entre la Magna Carta de 1215 et les occupations féministes au Nigeria en 2003. Linebaugh s'inscrit dans une généalogie intellectuelle impliquant Silvia Federici, George Caffentzis, Marie Mies et Massimo d'Angelis, penseurs majeurs des communs, du féminisme matérialiste et de la décolonialité. Le projet politique est clair : récupérer et rendre lisible une tradition d'émancipation communale qui oppose, des siècles durant, le droit collectif à la terre aux logiques d'État et de capital. C'est un appel aux luttes : 'Libertés et communs pour le peuple'.

En clair

Ce livre explique comment autrefois, on avait le droit collectif d'utiliser la terre et les forêts sans payer, et comment les puissants nous ont progressivement enlevé ce droit — ce qui provoque des révoltes partout, des zapatistes aux femmes qui occupent les champs de pétrole. C'est une arme intellectuelle pour montrer que les luttes d'aujourd'hui pour la terre, c'est pas une mode, c'est une très vieille bataille qui continue depuis le Moyen Âge.

Extraits

les terres de pâturage, les fruits et le gibier de la forêt, le bois pour les feux de cheminée, les barques et les maisons restent à la disposition de tous

p. 2

La subsistance est aussi un droit, comme le sont les libertés

p. 2

Comment le droit à la forêt et à la terre s'est-il perdu ?

p. 2

Libertés et biens communs pour le peuple !

p. 2

le chemin vers la Magna Carta se trouvait entre les deux vents que Marcos décrivait : le vent d'en haut (les forces des dirigeants) et le vent qui souffle d'en bas (les forces des peuples autochtones, des paysans et des travailleurs)

p. 11

L'ejido, la propriété communale rurale, a été détruit et sa protection légale, l'article 27 de la Constitution mexicaine, a été révoquée

p. 11

dépossession agraire, hyperinflation, alcoolisme, prostitution et pauvreté

p. 11

Enfant, dans le Londres d'après-guerre, je m'adonnais à l'exploration des bâtiments bombardés, emportant ce que je voulais sans penser au danger ni à la propriété privée

p. 9

Dans un communiqué en provenance de la forêt Lacandone, en Amérique centrale, le sous-commandant Marcos, porte-parole de la révolte des peuples autochtones qui a éclaté au monde en 1994, s'est référé à la Magna Carta

p. 11
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