The Future of the Co-operative Movement, Alexander F. Laidlaw, An address at the Rochdale Institute, New York City, January 1972.
Archive.org — community land trusts & housing commons 2021-09-07 SCORE 4/10
Document original ↗Synopsis
Ce discours de 1972 d'Alexander F. Laidlaw à la Rochdale Institute de New York réaffirme le rôle transformateur du mouvement coopératif face à un ordre économique et social en crise. Laidlaw esquisse d'abord un tableau sombre de l'époque : inégalités croissantes, domination des corporations géantes, crises écologiques, recul de la démocratie. Face à ce diagnostic, il ressuscite la vision des pionniers des années 1930 (Mary Arnold, Father Jimmy Tompkins), pour qui les coopératives de crédit, les magasins coopératifs et les logements coopératifs étaient des « outils » permettant aux gens ordinaires de s'auto-construire une vie autonome et digne. Laidlaw insiste sur la distinction entre les « coopératives » (organisations) et le « mouvement coopératif » (une force politique collective guidée par des convictions partagées), et plaide pour que ce mouvement continue de « corriger et améliorer l'ordre économique et social existant ». L'accent porte sur la capacité des structures coopératives à restaurer l'autonomie des gens face à la concentration du pouvoir corporatif. Bien que le texte mentionne des maisons coopératives et l'autoproduction alimentaire en passant, il n'aborde pas directement les enjeux de propriété foncière, de communs agraires, ou de luttes pour l'accès à la terre — qui constituent le cœur de la thématique de la veille.
En clair
Ce texte montre comment, dans les années 1930-1970, des coopératives de crédit et de logement ont aidé les gens ordinaires à échapper à la dépendance envers les grandes corporations. Mais il ne parle pas de la terre elle-même, ni de qui la contrôle ou comment s'en emparer collectivement.
Extraits
Voulez-vous des gens forts, libres et autonomes? Alors mettez des outils entre leurs mains et laissez-les construire. Les coopératives de crédit, les magasins coopératifs, les logements coopératifs, ce sont les outils avec lesquels ils peuvent façonner leurs vies.
Ce ne sont pas des surhommes dont nous avons besoin, mais des hommes et des femmes ordinaires pour emprunter la voie coopérative. Qu'ils se procurent eux-mêmes du crédit, cultivent de la nourriture, organisent des magasins et construisent des maisons.
Quel est le pouvoir dominant et omniprésent dans notre civilisation? Certainement, c'est la position centrale et toute-puissante occupée par les entreprises colossales qui dominent notre existence.